Méthologie K2 BPM

Une méthode doit être simple, lisible et claire.

Avoir une méthode ne permet pas à tous les coups à votre projet d’avancer avec efficience.

Une méthode doit être simple, lisible et claire. Elle peut être comprise comme un ensemble cohérent de trois éléments:

  • un mode de pensée, une théorie
  • un mode de recueil de l’information
  • un mode de cohérence

 

Un mode de pensée, une théorie

Toutes les méthodes, quelque soit leur origine, leurs applications dans un projet ; regroupe un ensemble d’idées, de vocabulaire que chacun comprend.

Prenons par exemple la méthode de développement SCRUM. Cette méthode est connu de tous, que nous l’ayons mise en place ou non.

Dans cette méthode est reconnue :

  • le rôle de ScrumMaster qui est une personne certifiée et qui accompagne tous les acteurs du projet
  • le Product Backlog qui représente la notion de regroupement d’éléments à réaliser.

Toutes ces méthodes impliquent donc que les personnes les mettant en place, respecte cette façon de penser. La question est « Cette théorie est-elle la vôtre ? ».

Apprenez de vos équipes, validez avec eux la manière dont ils souhaiteraient avoir les spécifications fonctionnelles, le format des Use Case. Une pensée commune permet de gagner en temps.

La pensée est un élément qui évolue au fur et à mesure des années, de la recherche, de l’amélioration.

Une méthode doit faire de même, devons-nous gérer nos projets comme dans les années 90 ?

Pensons-nous toujours comme nos « ancêtres » des premières années de l’informatique ?

Je ne pense pas, j’aime à croire quand 2018 nous avons évolué, notre technologie évolue, nos outils de production (industrielle, pharma, construction …. Et informatique) évoluent. Notre mode de pensée elle aussi évolue.

Changeons notre théorie de la méthode parfaite, apprenons la théorie que rien n’est permanent, sauf le changement. Le changement est, à mon sens, le fondement de l’évolution.

Un mode de recueil de l’information

L’information est un élément important, regardons notre société d’ aujourd’hui avec la multitude de modes de communication qui nous permettent de partager l’information :

  • Réseaux sociaux
  • Courriel
  • Messagerie instantanée
  • Mail
  • Réseau 4G
  • Etc…

Tout le monde est conscient que l’information doit circuler et être partagées par tous, cela permet également de sensibiliser le public.

Dans un projet, comment stocker cette information, comment la rendre disponible pour l’ensemble de l’équipe.

L’utilisation d’un GED reste la meilleure manière de répondre au besoin ?

Un mode de cohérence

Les données, l’information, les directifs, doivent être cohérent au discourt que vous tenez, que vous soyez client, développeur, fonctionnel, architecture ou encore chef de projet.

L’incohérence est synonyme de confusion, de contradiction. Vous pouvez modifier, adapter votre méthode de gestion mais vous devez toujours rester cohérent dans vos choix et dans votre discourt.

Une 2CV ou une Bugatti ?

Un projet, qu’il soit complexe ou non, comporte toujours le même objectif et il doit rester le point central de votre démarche méthodologique, cet objectif est la satisfaction de l’utilisateur final. Je ne parle pas de votre client, mais bel et bien de l’utilisateur qui utilisera l’application.

Dans une de mes présentations, j’ai pour habitude de représenter le besoin de mon client par deux voitures, une 2CV et une Bugatti, la question que je pose et qui pour moi est la question que tout membre de l’équipe (chef de projet, architecte, analyste, développeur, testeur, concepteur …) doit se poser :

Quel est la voiture que souhaite mon client ?

Naturellement la plus part des personnes souhaiteraient la Bugatti, mais la seconde question qu’il faut se poser est :

Mais qui est l’utilisateur final ?

A l’aire des méthodes AGILE la vision de la gestion de projet donne l’impression qu’un projet pourrait se réaliser dans un laps de temps réduit. Combien de clients ou de développeurs ne comprennent pas que les outils ne font pas tout.

Il n’est pas que nécessaire d’avoir une méthode technique de gestion de projet, il faut avoir une vision global pour atteindre l’objectif du client.

Croire que de mettre en place l’une de ces méthodes AGILE va permettre de terminer le projet dans les temps impartie, croire que les outils mis en place (le plus souvent, installés à la « rache ») feront gagner en stabilité, en productivité, en qualité… Bien entendu qu’ils permettront quelques choses, mais pour savoir quoi, il faut regarder les utilisateurs de ces méthodes et outils :

  • Sont-ils formés ?
  • On-t-il une vision claire de leur utilisation ? De leurs possibilités ?
  • A quel niveau de maturité dans la gestion de projet, proprement dit, sont-ils ?

Quand j’entends dans des équipes, que tel ou tel outil bug, est lent, ne correspond pas ou que telle méthode n’est pas adaptée, est trop complexe ! Je pense qu’il est temps de déposer les armes, de mettre son rôle de côté et de faire le point sur les bases même du mot « Gestion » et du mot « Projet ».

Pour atteindre un objectif il faut être armé (outils, méthodes, …) mais il faut aussi être guidé, je n’utilise pas le mot dirigé car certains peuvent le comprendre comme synonyme d’autoritarisme. Pour moi avoir toutes les connaissances techniques, fonctionnelles n’est pas le ciment d’une équipe.

Il est nécessaire d’avoir une personne qui est là pour guider, organiser, faciliter la communication au sein de l’équipe, une personne pour donner une vision du projet, une personne qui est là pour régler les problèmes et les tensions, bref un chef de projet moderne.

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